Mieux collaborer en contexte interculturel : un atelier de SocioLab+ à l’UMCS

Dans le cadre du 43e Colloque provincial sur la formation pour le personnel de bureau de l’Université de Moncton, campus de Shippagan (UMCS), tenu le 29 mai 2026, SocioLab+ a animé un atelier intitulé « Compétences interculturelles pour mieux interagir avec ses collègues et la clientèle au travail ». L’atelier visait à offrir des repères simples et pratiques pour mieux comprendre les interactions en milieu de travail diversifié.
Contexte de l’atelier
Les milieux de travail sont aujourd’hui de plus en plus marqués par la diversité des parcours, des langues, des cultures et des façons de communiquer. Cette diversité représente une richesse importante, mais elle peut aussi entraîner des malentendus lorsque les personnes interprètent les situations uniquement à partir de leurs propres repères.
L’atelier partait d’une idée centrale : la diversité ne crée pas les malentendus par elle-même. Les malentendus apparaissent surtout lorsqu’on interprète trop rapidement un comportement, une parole, un silence ou une réaction.
L’objectif de la séance était donc de proposer des outils concrets pour aider les personnes participantes à mieux collaborer avec leurs collègues, à mieux servir la clientèle et à intervenir plus efficacement lorsqu’une tension apparaît.
Résumé du contenu présenté
L’atelier a d’abord abordé la notion d’iceberg culturel. Cette image permet de distinguer ce qui est visible — comme la langue, l’accent, les gestes ou certaines habitudes — de ce qui est moins visible, comme les valeurs, le rapport au temps, la relation à l’autorité, la manière de gérer les conflits ou les normes implicites du professionnalisme.
Les personnes participantes ont ensuite été invitées à réfléchir aux principales sources de malentendus interculturels en milieu de travail. Parmi celles-ci, on retrouve les styles de communication directe ou indirecte, le rapport au temps, le rapport à l’autorité, le silence, le non-dit et les différentes façons d’aborder les conflits.
Une partie importante de l’atelier portait aussi sur la distinction entre les faits, les interprétations et les jugements. Par exemple, observer qu’une personne ne prend pas la parole en réunion est un fait. Penser qu’elle n’est pas intéressée est une interprétation. Conclure qu’elle n’est pas professionnelle devient un jugement. Cette distinction aide à ralentir les conclusions rapides et à poser de meilleures questions.
L’atelier proposait également des formulations plus respectueuses pour clarifier les situations délicates. Plutôt que de poser une question qui peut mettre l’autre personne sur la défensive, les personnes participantes ont été encouragées à utiliser des phrases comme : « Je veux m’assurer de bien comprendre », « Est-ce qu’il y a un obstacle à clarifier? » ou encore « Voici ce qui est attendu dans notre milieu de travail ».
Enfin, la séance s’est terminée avec un repère simple pour intervenir de manière constructive en situation de tension : observer les faits, valider l’émotion ou la difficulté, clarifier les attentes, puis proposer une prochaine étape claire.
Un message à retenir
Le message principal de l’atelier est que les compétences interculturelles ne consistent pas à connaître toutes les cultures. Elles reposent plutôt sur une posture professionnelle : écouter, vérifier, clarifier, adapter sa communication et construire la confiance.
Dans un milieu de travail diversifié, ces réflexes peuvent faire une grande différence. Ils permettent de prévenir les malentendus, d’améliorer le climat de travail et d’offrir un meilleur service à la clientèle.
Cet atelier est disponible pour les organisations, institutions, employeurs et équipes de travail qui souhaitent renforcer les compétences interculturelles de leur personnel, améliorer la collaboration en milieu diversifié et offrir un service plus inclusif à leur clientèle.
Il peut être adapté selon le contexte de l’organisation, le type de public, la durée souhaitée et les enjeux vécus sur le terrain.

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